Accueil > Ressources : articles, liens et téléchargements > Le Télétravail > Le télétravail en France début 2010

fontsizedown
fontsizeup

Le télétravail en France début 2010

vendredi 12 février 2010, par Webmestre

Un rapport de novembre 2009 du centre d’analyse stratégique dresse un état des lieux précis du télétravail en France.

Le premier constat réalisé par le Centre d’analyse stratégique dans son rapport de 151 pages est encore une fois un télétravail qui reste encore peu répandu avec à peine 8% de télétravailleurs (contre plus de 25% aux Pays-Bas ou au Danemark) et que c’est même un chiffre qui a peu évolué au cours des 5 dernières années, le secteur public étant même particulièrement en retard avec son petit 1% comparé aux 7% des agences fédérales américaines.

Pourtant il est estimé que 40 à 50% de la population française en 2015 pourrait être concernée par au moins le télétravail à temps partiel sur un jour par semaine minimum.

Les raisons relevées dans le rapport sont :

- encore des infrastructures de haut débit absentes par endroits,
- blocage d’ordre culturel,
- organisation du travail encore trop pyramidale,
- méfiance des partenaires sociaux.

Le rapport préconise plus d’information sur le sujet et la tenue d’indicateurs pour démontrer les apports du télétravail.

Le Centre d’analyse stratégique a aussi examiné les risques d’abus, pour les salariés en congés de maternité, de maladie ou pour accident du travail et a évoqué la possibilité de développer le télétravail pour ces différentes catégories de personnes.
Dessin montrant des flux entre domicile et entreprise

Télétravail et Collectivités Territoriales

Le ministre de l’intérieur interrogé par un parlementaire (question AN - 44220 du 10/03/2009) sur le développement du télétravail a reconnu que les accords cadre de 2002 et 2005 sur le télétravail ne concernaient pas le secteur public.

Il a indiqué que le télétravail pouvait faire l’objet d’accords internes après consultation des partenaires sociaux au sein du comité technique paritaire (CTP) et le cas échéant du comité d’hygiène et de sécurité.

La réponse ministérielle précise que "le cadre défini doit veiller à éviter les risques d’isolement à cette forme de travail et donc à préserver un contact physique régulier de l’agent avec son milieu de travail, notamment par des entretiens réguliers avec son supérieur hiérarchique pour échanger sur le travail à accomplir et se tenir informé de la vie de la collectivité".

Télécharger le rapport du Centre d’analyse stratégique